Africa Code Week: un levier de transformation durable pour le continent africain

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La semaine africaine de codage, Africa Code Week, a officiellement été lancée ce samedi 13 octobre 2018 à l’UCAD, en présence de M. Seyni Ndiaye Fall, coordonateur du Système d’information et de management de l’Education nationale (SIMEN), de M. Dimitri SANGA directeur régionale de l’UNESCO et de M. Jean Julia, Vice-Président SAP et responsable Africa Code Week pour l’Afrique Francophone.

Avec 6 millions d’emplois créés par an et une augmentation potentielle du revenu des jeunes Africains de 40 à 200%, les métiers liés aux nouvelles technologies numériques peuvent véritablement changer la donne sur le continent, renforcer l’employabilité et les capacités entrepreneuriales de la jeunesse.

Les nouvelles technologies numériques apparaissent comme un vecteur de modernité́, en permettant de créer des passerelles sur les plans à la fois logistique et culturel (entre nationalités, générations, genres, communautés).

Selon McKinsey, si le niveau d’accès à Internet reste encore faible (16% en moyenne), “les perspectives d’évolution sont particulièrement optimistes pour l’Afrique : de plus de 18 milliards de dollars en 2013’’. “La contribution d’Internet au PIB continent pourrait atteindre 300 milliards de dollars en 2025” selon Deloitte Afrique francophone.

L’Africa Code Week partage l’engagement que la formation aux outils numériques et la créativité qu’elle engendre sont de véritables vecteurs d’innovation sociale et de transformation durable pour le continent. De nouvelles perspectives s’ouvrent ainsi pour sa jeunesse, qui pourra ainsi disposer des compétences clés recherchées dans l’économie digitale du 21eme siècle avec comme objectifs stratégiques :

  • Donner accès à la jeunesse Africaine aux outils et compétences informatiques dont elle a besoin pour réussir au 21eme siècle.
  • Contribuer activement à l’essor de la scène numérique africaine, révéler et soutenir les talents de demain.
  • Nouer des partenariats stratégiques pour organiser des ateliers de programmation sur tout le continent africain.

Au-delà de l’apprentissage du code, nouvelle compétence incontournable et désormais reconnue comme telle dans les référentiels nationaux, l’actualité nous montre que les applications que développent les jeunes Africains sont directement liées aux problématiques socio-économiques auxquelles ils font face chaque jour et apportent des réponses endogènes et durables.